Candelaria. À quelques kilomètres de San Cristóbal de las Casas. Première halte chez la mère de Flor et Estrella. Petit-déjeuner, café, tamales (1) et bouillon de poule. Un rai de lumière tombe sur la marmite. La mère, petit oiseau fragile, s’agite autour du feu. Un petit chaton joue avec un fil pendant que la gamine hypnotisée regarde un dessin animé. Tout est figé couleur pastel. Comme dans une peinture réaliste.
Aujourd’hui, deux février, le village à rendez-vous avec sa Vierge. Une fête pour l’honorer, la remercier de sa présence perpétuelle auprès des plus pauvres. En ce jour, la vierge de Candelaria s’est faite toute belle. La fête peut commencer !
Mexique
Carnaval en Huixtan
8 de marzo, con las madres de Ayotzinapa
En route vers la réalité
La Realidad. Chiapas. Berceau du néo-zapatisme. En mai 2014, Gaelano, professeur à l’école autonome, est assassiné au sein même de la Realidad. Il est tombé sous les coups et les balles des non zapatistes de la communauté, qui agirent ce jour-là comme un groupe paramilitaire.
Desde Jovel
Bachajón, en defensa de la tierra y del territorio
No pasarán. Ejido de San Sebastián Bachajón, Chiapas
Le 11 janvier 2015, quelques arbres en travers de la route entre San Cristóbal et Palenque suffirent à paralyser un des axes les plus visités du pays. Ce blocage a été organisé par les ejidatarios (1) de San Sebastián Bachajón, adhérents à la Sixième déclaration de la forêt Lacandone (2), dans la zone nord du Chiapas. Les touristes tirent la gueulent et menacent à tout moment de partir dans un autre état. Mais que fait la police ?
Avec ses soixante-dix mille hectares, San Sebastián Bachajón est l’un des plus grands ejidos du Mexique. L’accès aux cascades d’Agua Azul, un des principaux attraits touristiques du Chiapas, passe par ces terres collectives.
Ocosingo. Un bonimenteur sur la place publique
Sur la place, un homme installe une bâche jaune sur le sol. Il y pose des plantes, une carapace de tatou. Il prend un sac blanc. À l’intérieur, ça s’agite. Il en sort un énorme serpent et le dépose délicatement sur la bâche. Il prend un deuxième sac et en sort un autre serpent, tout aussi grand. Les gens intrigués s’approchent. Ils sont là. Ils sont ferrés. Le spectacle peut commencer !
Desde Ocosingo
La peinture est un combat. Nicolas de Jesus
« Pour l’habitant de Paris, New York ou Londres, la mort est ce mot qu’on ne prononce jamais parce qu’il brûle les lèvres. Le Mexicain, en revanche, la fréquente, la raille, la brave, dort avec, la fête, c’est l’un de ses amusements favoris et son amour le plus fidèle ».
Octavio PAZ Le labyrinthe de la solitude






















































































